L'enveloppe du parachute est la partie qui vous permettra de vous signaler en surface. Il s'agit d'une enveloppe en nylon enduit, plastique ou PVC thermo-soudée avec ou sans coutures qui reçoit l’air. La hauteur du parachute dépendra du besoin de visibilité. L’enveloppe peut être équipée d’une simple ouverture, ou d’un système anti-retour avec, le cas échéant, purge et soupape de surpression afin de lâcher l’air en excès.

Les modèles en plastique ou en PVC sont scellés hermétiquement sur toute la longueur du parachute. Mais ces matériaux utilisent un système de soudage moins robuste que les modèles en nylon, qui sont cousus (couture idéalement protégée et renforcée par un galon de protection), enduits voire comportant parfois une vésicule plastifiée interne. Par ailleurs, les modèles en nylon plus onéreux mais plus résistants offrent souvent des fonctionnalités supplémentaires telles les clapets et soupapes.

La forme de l'enveloppe du parachute

Pour un parachute de palier, en mer il faut privilégier la forme « saucisse ». Elle doit être d’une longueur suffisante (au moins 1,50m) pour être visible de suffisamment loin même en cas de houle.

Attention néanmoins à ne pas le confondre avec un parachute de relevage destiné à remonter des objets du fond. Ces parachutes de relevage ont des volumes et un mode de fabrication adapté. Le parachute de palier n'est pas assez résistant et son petit volume ne lui permet pas de remonter des objets.

La couleur de l'enveloppe du parachute

On trouve toutes les couleurs : orange, jaune, rouge, rose, bicolore… Il n’y a pas d’exigences réglementaires en la matière. La seule exigence internationalement partagée est l’utilisation d’une couleur vive hautement visible.

Le plus important est que la couleur contraste avec la surface de l’eau et l’atmosphère. Des études ont été réalisées pour tenter de déterminer la couleur la plus appropriée sans être concluantes et conclusives. En effet, la couleur des mers variant et la luminosité ambiante changeante impactent l’efficacité de la couleur du parachute de palier.

Parachute de palier en surface © Guy Z.

L’orange reste la couleur la plus répandue. D’expérience, elle reste en effet la couleur qui se détache statistiquement le mieux sur la mer. Contre intuitivement le jaune se voit moins bien que l’orange dans plusieurs cas.

L’utilisation de plusieurs couleurs au sein d’une même palanquée peut en revanche être une méthode de communication avec la surface. Cela nécessite néanmoins de s’entendre sur les codes couleurs avec le DP au préalable !

Avec ou sans soupape ?

Les modèles de base ne sont qu’une enveloppe longue non obturée du côté servant au remplissage par l’octopus. L’excès d’air s’évacue par le bas, évitant l’éclatement du parachute lors de l’augmentation du volume d’air pendant la remontée. Ces parachutes présentent l’inconvénient, lorsqu’ils sont envoyés depuis une grande profondeur, de « s’affaisser » en atteignant la surface. Aider par le vent le cas échéant, ils peuvent laisser s’échapper l’air qu’ils contiennent. Par conséquent, ils peuvent ne rester que partiellement gonflés à la surface. Dans le pire des cas, ils peuvent même couler et perdre ainsi en efficacité.

Certaines marques les dotent d’un simple système limitant le retour d’air par rétrécissement de l’entréé d’air, une sorte de chicane thermo-soudée, réduisant ainsi l’échappée d’air en surface.

Les modèles non obturés sont bien adaptés à l’apprentissage et l’utilisation en piscine/fosse.

Base de parachute avec chicane thermo-soudée © Guy Z.

D’autres modèles, dits « à soupape », ont l’ouverture équipée d’un système auto-obturant, dit en « bec de canard ». Cela empêche le parachute de se vider. Ils sont équipés d’une valve de surpression pour éliminer le gaz en excès. Cela évite l’éclatement du parachute lors de l’augmentation du volume d’air pendant la remontée. Ils possèdent également un clapet manuel pour une vidange aisée lors du retour au bateau.

Même déployés directement à la surface les modèles auto-obturants « à soupape » sont un gage d’efficacité, car ils ne laissent pas s’échapper l’air s’ils s’inclinent ou s’affaissent.
C’est le type de parachute à privilégier en guise de parachute principal en mer, même s’il est un peu plus cher. Enfin, restant gonflés même couchés, ils fournissent un support additionnel en surface qui peut être utile pour un plongeur fatigué.

Parachute à soupape comme support en surface © Guy Z.